Il y a une chanson du folklore colombien qui dit que "Mon Dieu est d'Antioquia"... Fièrement entonnée par les Paisas, fameux habitants du département d'Antioquia dont Medellin est la capitale, ce refrain prend tout son sens quand on arpente les routes valonnées de cette verte contrée, baignée d'un soleil perpétuel et noyée dans une nature généreuse. Dieu s'est sans doute attardé sur ce coin de paradis où j'use volontiers mes guêtres balladeuses chaque fois que possible.
C'est donc au bras de ma belle Paisa, justement, que j'ai fui les effusions de la manifestation nationale pour la libération des otages (aubaine, y'avait personne sur les routes, héhé!) pour filer vers les terres chaudes de Santa Fé de Antioquia, l'un des plus célèbres villages coloniaux de Colombie. Sous un ciel bleu profond, j'ai enfin pu connaître les rues pavées de cette bourgade bien vivante et superbement entretenue.
Bercé par les discrètes réjouissances du 20 juillet, jour de fête nationale Colombienne, nous nous sommes perdus avec bonheur dans les ruelles que le soleil de midi et le devoir patriotique avaient contribué à déserter. Une chance, car Santa Fé se transforme d'habitude en Medellin bis le week end, pleine de paisas qui viennent chercher un peu de chaleur.
Un déjeûner dans un patio nonchalant, quelques blagues et autres formidables banalités échangées avec les locaux, et nous avons fini dans la piscine d'un bel hôtel colonial du centre du village, comme pour diluer l'heure du retour vers Bogotà et ses températures hivernales.
J'apprends que d'autres réjouissances battent leur plein dans ma Charente natale. Je pense bien à vous et ne peux plus attendre le moment de poser le pied sur l'hexagone. Bientôt...
Quelques images dans l'album de Santa Fé de Antioquia.
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