Cotoyer l'immensité est un sentiment étonnant. J'ai eu le privilège de me sentir minuscule à plusieurs reprises en Amérique du Sud, continent qui, avec l'Australie sans doute, offre des espaces hors normes, des plaines infinies, des chaînes de montagnes éternelles, des déserts ou le temps s'arrête.
La Colombie, pays de l'eau s'il en est, est un univers fluvial. Si la moitié du pays est praticable par la route, l'autre moitié, couverte d'une immense forêt dense, ne se pratique qu'en bateau.
Putumayo, Caquetà, Apaporis, Magdalena, Atrato... Les fleuves colombiens sont autant de divinités vénérables, des sources de vie souvent calmes, parfois coléreuses et meutrières, mais toujours amples, profondes et absolument hors-normes.
L'Amazone, le fleuve roi, fruit de l'union fertile de milliers de cours d'eau nés dans les Andes péruviennes, équatoriennes et Colombiennes, prend au pied de la cordillère des dimensions fantastiques, qui vont grandissant à mesure qu'il s'éloigne d'Iquitos au Pérou pour longer la Colombie et le Brésil, servir de frontière entre ces trois pays pour sembler finalement préférer le dernier, rejoindre Manaus puis arriver, colossal, à Belem pour se jeter dans l'Atlantique par une embouchure large de plus de 40 kilomètres qui dépasse l'entendement.
Ce fut un honneur de connaître, en compagnie de mes frères de route, cette manifestation du divin. Notre voyage au coeur de l'Amazonie fut un émerveillement incessant, depuis les sorties en kayak sur les épais bras du monstre, jusqu'à nos promenades nocturnes en pleine jungle en passant par une baignade inoubliable dans les eaux noires et chaudes des Lacs de Tarapoto, une nuit dans les arbres ou encore l'anniversaire de Vincent dans la boîte de nuit du village amazonien de Puerto Narino. Il aura même soufflé une bougie le petit...
Mes compères, après un beau voyage sur la côte caraïbe et ses eaux turquoises, quelques sensations fortes dans les eaux vives de San Gil et, surtout, une série de rencontres inoubliables, sont repartis avec un nouveau regard, plus large et contrasté, sur la réalité de ce pays bien méconnu.
On dirait que l'onde latine et son exubérance sont bonnes pour la santé. Je suis ravi de le vérifier une fois de plus.
Et vous, vous venez quand?
Photos dans l'album "Amazonie"
Nous on va bient^^ot venir seb!
Avec Soso, après notre mariage, on part faire un road trip en America Latina pdt 6 mois à partir de novembre prochain (soit dans un an)... J'espère que tu y seras encore.
En tout cas, vraiment sympa ton blog! Bravo!
Un beso,
Axel
Rédigé par : Axel | 24/11/2008 à 08:36
salut
je pars demain pour le venezuela
tu et toujour en colombie! j,y vais aussi depuis quelque annee tu sais si on peu passer par le vichada casanar tu connais un peu ici je vais venir du venezuela
pour le cano cristal on peu y aller seul :::il y a des collectivo pour y aller merci a bientot
frederic girard de chambery
merci
Rédigé par : frederic | 18/12/2009 à 03:32
Frederic
Je te réponds un peu tard, pardon.
Je ne connais ni le Casanare ni le Vichada. Il semble y avoir une piste depuis Puerto Carreño qui arrive à Villavicencio (Meta). Je ne la connais pas, et te recommande quoi qu'il arrive d'être prudent en ce qui concerne la sécurité. La zone frontière avec le Venezuela est très instable actuellement comme tu le sais sans doute.
En ce qui concerne Caño Cristales, il faut partir de Villavicencio. Il est possible d'y parvenir par la route mais il n'existe pas de collectivos, ou alors je ne te les recommande pas. La Serranía de la Macarena est également un peu risquée. Il est préferable de prendre une "avioneta", un petit avion bimoteur de compagnies charter qui part de Villavicencio, ou alors les vols réguliers de Satena (trois fois par semaine sur une avioneta également). Je ne pense pas que tu puisses visiter Caño Cristales seul, bien que je sais que les habitants du village vont souvent passer la journée au Caño. C'est différent cependant si tu veux aller passer plusieurs jours et remonter le lit du rio. Tu peux éventuellement te renseigner une fois au village de la Macarena auprès de la Corporación Cormacarena qui gère le parc national. Cela impliquera sans doute une nuit ou deux au village avant de pouvoir partir. Sinon, je connais l'association de Bogotá "Caminantes del Retorno" qui organise régulièrement des expéditions de groupes avec un guide professionnel (voir site web).
Bon courage.
Sébastien
Rédigé par : Seb | 15/01/2010 à 09:19